Je m’appelle Soleil
je m’appelle la Lune
je m’appelle n’importe-où
qui te fait rêver
je m’appelle ce que tu veux
je m’appelle ce que disent tes yeux
je m’appelle amoureux
je m’appelle par le nom que tes lettres
me donnent
je coûte le prix des timbres qui tiennent
ces enveloppes scellées de ta salive
dans leur flanc
je m’appelle Ciao
je m’appelle Viens
ou
pars
je m’appelle ce que tu cries
je [...]
Archives pour novembre 2007
moi.
Publié dans Uncategorized à novembre 15, 2007 | 2 Commentaires »
oracle.
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Dieu créa le monde
et s’y regarde.
Dieu créa le monde
et s’y connait.
Au septième jour,
Dieu,
pensif,
le soleil sous la tête,
les orteils en éventail faisait des ronds
dans l’eau.
Comme Magellan.
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Je voudrais connaitre tes mains
par coeur, laisser errer mes doigts
au creux de ces vallées et collines
qui t’appartiennent…
… M’y perdre sans eau ni rations
sous la clarté bleue de tes
yeux, en déchiffrer le cours.
Alors, dans notre livre d’histoire,
Je pourrais y écrire -de ta main
que j’ai découvert le monde.
inculta.
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Assis.
Feuille blanche.
Obscure et pâle
elle attend. Semble
(se) donner, elle
tend
mais toujours
(me) reprend.
Et alors
je scrute
chaque pan
pénètre
chaque recoin
de la feuille
dans l’espoir
d’apercevoir
là-bas
au loin une
idée, ne
serait-ce qu’un
pas.
…
Non. Rien.
Rien,
sinon mon appel
qui se mêle
obstinément
à mon
petit désert
rectangulaire.
Ô frustration!
Assis.
Feuille blanche.
Esprit maintenant
évadé.
Il court, court à
en perdre la raison.
Reviens! Reviens
Ô Fol ébloui!
Assis.
Feuille blanche.
parures.
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Dans ces villes
dont les rues
ruissellent
et
rebondissent
sur
leurs épaules,
au détour d’un tournant,
en
clin d’oeil sans temps,
elles se découvrent
parfois
de leur tas de briques
révélant un jardin
à
l’anglaise,
des villages
cendrillonés
parés
de pierres ridées,
un couvent
où le
lierre s’égare
sans égards
pour
Celui qui passe
et essouffle l’âme.
élégance.
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N’aies pas froid sous
le regard des autres.
Accepte le mien comme
foulard pour ton cou.
Grave sur le grain de
ta peau l’étreinte chaude
de la pupille.
Tiens. Prends.
le cri du baiser.
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Pâlit ma Lune
quand mes yeux trébuchent
dans les coins obscurs
que ton noir amant
verse autour.
Pâlit ma Lune devant ma
splendeur!
Pâlit, pâlit, oh! Rougit et
va-t’en!
rebelle.
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Sa chevelure lèche le ciel;
troupeau de gazelles
bondissantes, lapant les
steppes azurées de leur sabots
de soie.
Ses bras
découvrent les chemins
que ses doigts griffent dans l’air,
sa respiration enveloppe ses élans
comme un châle frémit par le vent,
ses lèvres et ses paupières
haletantes
enfièvrent la rocaille sèche
de la robe de ses
dérobées, Ô tellement fraiches.
Ses anches
telles les ailes d’un papillon
fouillent
chaque recoin d’air,
traduisent
avidement une à [...]
de la futaille du regardeur.
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Ce regard prenait le temps
de
demander à chaque passant
l’aumône de la petite histoire.De tout passage était ainsi
saisi un aveu
(ces alcools qui coloraient
les gouaches)
qui avait sa place propre dans
la boite
de Petits LU rouillée.
C’est dans cet âtre
là
qu’ils pouvaient vieillir
au contact les uns des autres
fermentant leur éclat
avec pudeur et
coquette application.
De sorte que chacune des
toiles
qu’ils étreignaient
appartenait de fait à l’âme [...]
l’Opéra…
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Autour du merle
mon merle
le bout de cheminée
orange
ma cheminée de terre
rouillée par
le tout jeune jour
ma petite
aube sur le toit voisin
qui apprend
en oubliant ses rougeurs
à devenir matinée.
… rue Parisie.
les casquettes d’Orléans.
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Cela faisait quelque temps déjà
qu’il avait pris l’âge en stop sur son dos
et on les voyaient tout les deux, inséparables,
arpenter les jours avec plus ou moins de peine.
Ils n’avaient rien. Rien, sinon trois casquettes fatiguées
recueillies sur le pavé. Elles devinrent, à la lumière des anges
qui lui faisait chanter les rides, un bicorne de Maréchal, une [...]
nuit au large.
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Les voiles
respirent
les étoiles
s’écorchent
sur les
flots de
bronze
au
manches
de percale
la
barre
se
tend
à Venus
le capitaine
sourit.
au roman de la rose.
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Je vis dans une rose
elle s’ouvre pour me
laisser respirer
Je vis dans une rose
elle se ferme pour me
garder à elle, pour
éviter que je ne tombe
et
devienne un parmi
les fanés.
Je vis dans une rose
dont je serre les pétales
contre ma poitrine
contre mon cou
-elle est ma sève
entre mes bras
contre mes lèvres
sèches
-elles sont chacune
un baiser
Je vis dans une rose
comme un grain [...]
bel canto!
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Alors que la nuit coud sa
toison de flocons tièdes
un rond de lune errant
teint l’herbe pétrolée du
pré aux vaches à la quête
d’une rose où poser sa
tâche.
Crucifie!
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Ils ont vendu l’autre jour les Jeux au Parti.
«Que savez-vous, monsieur, de ces choses!
C’est une tyrannie exemplaire,
voyons,
une tyrannie en voix de rédemption
mon cher!»
«Elle tue bien moins qu’elle ne le faisait,
et de surcroit s’est convertie
à la Très Sainte Religion
Capitaliste!», me rassure-t-on.
Ah! bien. Je me faisait du souci.
Ce n’est qu’une prostitution
passagère, alors.
Seulement, ils sont bien là, ces [...]
ruines (à la manière de Poussin).
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Les assauts répétés des hordes d’Ans
avait finit par avoir raison de la
résistance du maître, et celui-ci, défait,
dû céder le vieux château au
paysage.
Les bois l’avait habité au fil des vents,
feuille après feuille. Car vous
savez, un bois,
eh bien, fichtre!
Ça ne se presse pas!
Enfin, on en oublia le compte des lunes,
et un beau jour, de vieux château il
n’en [...]
Londres.
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Il pleut des cordes
il pleut des chats
il pleut des années
il pleut des soleils
il pleut des gens
qui s’aiment
qui pleuvent leur
souvenirs sur Terre
il pleut, il pleut
tout ce que je veux.
Il pleut des cordes
et
j’y monte, monte
tout en haut
sur les gros gris
et j’y arrive, arrive
tout trempé
mais là, je puis être
seul enfin
dans l’oeil de mon
cyclone.
Il pleut,
il pleut.
Mais de là, je [...]
chanson avec quelques rimes, mais pas trop. (à lire avec une mélodie dans la tête).
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Oh!
pa-pa, papa, pa- parapa-pa
Oh!
Oh, ma chanson s’est coincée
dans un arbre
jaune
et zut!
Papa, papa, par-ra-rapaap!
Maintenant, tout le monde va
la voir
Oh!
Oh!
Oh!
papapap, parapapaa-ap-pap
Elle a du s’enfuir de mon bas-
de-laine, laissé là dans mes oreilles
par ce Hugo, Victor
mais elle n’a pas tort,
de vouloir se montrer telle
Ah! Papap, pap, paparapa- pa
car elle est oh, si belle!
S’il-te-plait, petite chanson
chan, chan-chan, chanson
elle a [...]
griserie.
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Agitant l’orage d’une main,
l’Ancien des Jours
de son frissonnant tambourin,
danse des cercles
autour de moi
et, sur les cheveux,
y
étreint une couronne
de cris de joie
monsieur dj.
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la rime devient
efflorescence.
Ses notes glissent
bondissent sur les griffes
allongées,
jetées en tableaux
de flammèches éphémères
qui vivent et meurent
nymphes
à
l’onde de la
platine.
papillons.
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… Il imaginait
des vers auxquels
il écrivait des
ailes
et des
mondes
pour les y
rendre
libres…
Et c’est ainsi que chaque jour il
leur soufflait
vie du rebord de sa
fenêtre pour les regarder peupler les
heures et les saisons du quartier.
à suivre [...]
conte de fées.
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Les petites fées de cristal avaient quitté
leur royaume de nuages gris et vinrent
rendre visite à la terre lors de l’un de ces
Mercredis de Septembre qu’elles
affectionnaient tout particulièrement.
Leur traînées humides brodèrent
quelques rires en cordes
du ciel jusqu’au sol, se
transformant
soudain
en lutins galopants, et ce pour le plus
grand bonheur
des galopins
-et galopines- du
quartier ayant échappé à
la vigilance de maman.
Ah, mes [...]
le marchand de papillons.
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[...] suite.
Il vendait ses lignes qu’il cueillait le
matin au jardin de l’évêché comme
des petits marrons grillés que l’on
disperse au gré des passants sur le
pavé parisien.
Il les échangeait pour un sourire,
les offrait en rançon pour un visage
que la tristesse avait
volé,
et ceux qui lui restaient les plantait
dans le ciel pour les pilotes
perdus
et
leur petits
princes.
le tiroir.
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Il existe un tiroir qu’il m’arrive
parfois
d’ouvrir…
Il en sort des mondes embrumés
aux contours mystérieux
qui ne se laissent pas toujours
approcher au regard
inconnu…
Ainsi, à la première ébauche
de trait sur le papier,
si vous n’y prenez
gare, ils se déroberaient…
Par timidité, peut-être. Par
méfiance, sans doute.
La peur d’être lus sans
âme, vous voyez. D’être
Arrachés,
livrés
et faits prisonniers d’yeux
qui ne comprennent pas,
volés des pages
où ils [...]
la Princesse sur son petit pois.
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Loin.
Loin sous tes couvertures,
ton coeur endormi, comme une braise,
sur le souffle des secondes.
Fondu dans le reflet d’une
bluette prisonnière de tes cheveux
je te regarde.
La pluie, surprise, s’est arrêtée
devant la fenêtre pour te regarder dormir.
Juste pour te laisser
rêver
de la sacoche du poète.
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Poésie!
Ce sont des suites de mots sans
importance
pour ceux qui ne distinguent
pas les grands-choses de
l’existence
telle
la douceur confiante d’une fleur
entre les doigts d’une petite
fille, irradiant de sa lucarne
le monde autour. Inventant
à chaque instant une raison
pour l’aimer. Pour aimer être.
Poésie!
Ce sont des pas sans empreinte
pour les mains qui ne peuvent
sentir les plus hauts sommets
d’un soupir,
en mesurer les nuances, [...]
Il était une fois…
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… une feuille rouge, roussie sur les bords par
les premiers regards de
l’hiver
s’est laissée couler jusqu’au sol
blottie
contre
un petit brin de soir
je crois qu’il s’agit d’un
baiser perdu
tombé de la poche d’un
automne
un peu
étourdi et…
amoureux!
passion.
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L’incantation au rythme irrégulier de chaque pas
scande dans sa tête les brûlures, toujours un peu
plus enlevées les unes que les autres, de sens
aux couleurs douloureuses.
Les marches sont bruyamment grises. Et
oh, si lourdes!
Elles réverbèrent l’écho de la poutre
sur son dos
dont le bois martèle a petits coups fins et précis,
d’élégantes traînées pourpres qui viennent
à orner au fil [...]
candle.
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Comme la Dame Blanche que le poignard
avait revêtu du sang des anges,
ce blanc linceul
dont je me couvrirai le coeur
tout en essayant de laisser ma
vie, la fleur que tu as arrosée
de ta présence, s’ouvrir et de fermer
jusqu’au dernier
vent.
le riche mendiant.
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Ce vieux mur de pierre,
à la démarche séculaire,
clinquante d’âge,
m’écrasa
la vue et prétendit ne pas
s’en apercevoir. Sa harde
en loques, ourdie au passage
des vies et des autos,
pansée d’un riche
filet de lierre,
se portait digne
au toucher de mon visage.
Du moins assez digne du
milieu de sa
misère
pour que je lui fisse l’aumône
de la plume.
chiche!
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Et si on se mariait encore une fois
et si on dansait immobiles
incognito
dans la foule
et si on s’éclaboussait des yeux
sous les mots du pasteur
et si on oubliait de dire
oui
et si on mordait un grand
coup dans la lune en miel
et si on en rigolait la bouche
pleine
et si, du jardin du voisin, en se
roulant sur l’herbe froide
on cambriolait [...]
entrée libre.
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Mon ami le
musée
pour le thé
m’a invité.
J’y suis arrivé
les mains dans
les poches
et le crayon
de bois
sur l’oreille
gauche.
Comme dans
un recueil
de poèmes
Je m’y suis
faufilé, y
ai feuilleté
les allées
et trouvé
un tableau
qui m’a plu.
Je l’ai salué
Et puis suis
ressorti,
comme ça.
Ben, oui,
grâce à monsieur
le ministre
le musée est
gratuit.
poussière.
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J’épluche des instants
sur le banc à la dérive
en pleine ville.
Ils se comptent et aussitôt
se fanent
mes insaisissables
qui m’absolvent de la vie
ici.
Supernova.
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Ton sourire
que j’ai trouvé
étendu
si vaste
en dessous de ton
nez qui ronfle,
je le garde pour les
temps sans toi.
Ton sourire
ma respiration,
ne le retiens plus!
Pousse-moi
dedans,
ton sourire,
le saut de l’ange,
ton sourire,
lâche-le!
Et
tes lèvres
se détendent
en une étincelle,
notre
déflagration originelle;
et nous
de naître à cause
de cette saison
où
tu m’as souri…
… Supernova.
Ton sourire,
et
je fus;
depuis,
j’en ai toujours
un dans la
poche
au cas où les
jours seraient
nus
de toi.
Ton sourire,
c’est un petit bateau
qui [...]
géométrie imaginaire.
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Le compas charbonne
des ronds sur la feuille.
Des ronds tout ronds
qui s’expirent des carreaux
et s’envolent dans le ciel.
laisse.
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[...]
Je préfère tes cheveux lâchés
longs.
Longs pour nous couvrir
longs pour nous tenir.
Je préfère tes cheveux libres
pour accueillir mon réveil
Libres et longs pour m’y cacher,
libres et longs pour y prier.
Je préfère tes cheveux déversés
dans le vent
qu’ils en amarrent les aventures
que l’on y puisse baigner dévoilé
minuit échoué.
J’aime lorsque la pluie s’y constelle.
Je préfère que tu les laisse échapper
tombants,
infinis,
lointains.
… [...]
interrogation.
Publié dans Uncategorized à novembre 14, 2007 | Laisser un commentaire »
Langage
qui es-tu?
Langage
dis-moi!
Langage
rends-toi!
Langage
s’il-te-plait
écris-moi
mon poème…
Une (M)ajuscule sans point(.)
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une fleur séchée que l’on met entre les pages d’un regard
une petite étincelle prisonnière de deux ou trois
brindilles
oubliées
Toi
et
moi
traversée.
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Elle est là. Attendre.
Entendre
le crissement feutré de sa voix une ligne blanche glisser le long des veines, simplement
s’oublier pas à pas
et,
accroché au dernier soupir
mourir
un soir sous la Lune.
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Un arbre accroché a une ride,
quelque part
dans la brousse.
Au creux de l’Afrique, un arbre et
le monde
d’un fleuve à l’autre.
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Veines
réflections bleues du ciel
témoins
qui bredouillent en rougissant
de la mort qui leur est parfois
confiée
à charrier.
De l’Euphrate au Yangtze
en passant par la Seine,
ce monde là,
à peine né,
on l’avorte déjà,
il se meurt,
le souffle fracassé
par les briseurs
de chaînes,
ces libérateurs altruistes
qui prennent sur eux de
penser pour moi, et
m’absolvent
de ce fardeau,
la torche à la main.
Passeurs du Styx,
Ô mes bon Princes, vos
couronnes [...]
point final.
Publié dans Uncategorized à novembre 14, 2007 | Laisser un commentaire »
La plume se mit à tressaillir,
Elle virevolta et trébucha
Soudainement, les paupières
étirées par la surprise, sur la
noire trace à peine assoupie,
en lâcha un point qui s’étala
bien rond
en fin de phrase achevant
ce poème d’une fort jolie
manière.
Marcel, ou le metteur-en-scène.
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Sous ses ongles son étreinte
scellée
la terre apprivoise ses mains
elle le
regarde fixement et devient
son
firmament
Il y repique une à une les étoiles
qui poussent
dans son théâtre de Beauce
elle lui
souffle depuis les planches les
mots
de leur pièce qu’il compose en
coquelicots
ces gardes
minarets
qui charpentent la nue de leur
incandescence
lui, il se tient là, assis aux premières
loges
à chaque lune
à chaque soleil
lui, ses mains
et
son champ
les yeux ouverts.
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J’aime la laisser aller, ma
pensée,
la suivre des yeux
lorsqu’elle s’éloigne
comme un petit bateau
de papier blanc.
J’aime la regarder
bourlinguer au loin dans
une tasse de café
ma petite pensée,
ma pierre qui roule, un sac
de toile sur le dos
avec
un crayon et du papier
dedans.
Et parfois,
elle m’emmène avec elle
bien au-delà
de notre caillou bleu.
bastilles et bagnes (pensée).
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On y entre nu comme un
désert.
On y entre quelque fois comme
par erreur.
Et comme les foulées des saisons
se marquent plus arides,
leur fer plus cinglant sur
la peau
en colore les pigments de gris
et de brique.
La geôle s’insinue dans les veines,
la liberté qui s’épanche en gouttes
dévorantes de la lucarne barrée,
effrite le coeur
heure par heure,
en poussière de pierre.
C’est un poison [...]
à Eve et Adam, ou de la naissance des étoiles.
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J’ai chaud dans ton coeur
gardes-y moi. Fermes-en
la porte, mon amie. Je t’en
prie, grimpe jusque dans la
Lune où tu m’a trouvé, et,
de tout ton amour, du plus
profond soupir, jettes-en la
clef loin, très très loin, dans
l’obscurité. Que la nuit
l’enflamme, qu’elle y rejoigne
les autres clefs que les amants
par milliers dans les cieux ont
enfoui, se nouant ainsi à
l’Eternité.
superfan.
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Du haut de sa chandelle
la lueur sautille ses
anches
et
chante Dieu.
Grand-Papa et Grand-Maman.
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L’on dit que les sanglots
ne peuvent réveiller du grand sommeil.
Peut-être.
L’on dit que cerbère ne
saurait être repu des cristallines prières.
Peut-être.
Peut-être, seulement.
Car curieusement, mes larmes n’ont que
faire
de ce qui se dit d’elles:
Sirènes qui ennoblissent de leur chants les murs
de mon
coeur en leur cathédrale,
elles s’obstinent à naître et à baptiser les
souvenirs
qui les engendrent parfois.
Ainsi, dans la tranquillité de [...]
«Mesdames, Messieurs, les enfants, voici le Grand Théâtre de Guignols!»
Publié dans Uncategorized à novembre 14, 2007 | Laisser un commentaire »
Les cris aigus des pièces
retombent en éclats
lourds
dont l’écho frappe la poussière
chaude
chauffée
à rouge sang
souvent innocent
souvent ignorant
dealé par
Halliburton et Dassault
kaïras
d’État
comme
les
Judas
au
turban
rançonnant
Dieu de
commandements
et
de permis d’égorger;
seulement, le champ
du potier
vous désire patiemment.
En attendant,
sans rancune
et Vive la Liberté.
l’Ouvrier de mots.
Publié dans Uncategorized à novembre 14, 2007 | Laisser un commentaire »
Au stylet sur les
pétales ivoire,
Blanches lèvres des oracles,
Allumer la nuit
d’une perle de plus.